mercredi 23 mars 2011

Memories of Happier Days.

Eh oui, je suis toujours en vie. Une fois n'est pas coutume, je vais encore me plaindre... Mais cette fois je suis vraiment à bout. Certains se diront que je n'ai aucune pudeur d'étaler ma vie sur la toile comme ça mais c'est une manière à moi de me soulager, lâcher un peu de leste. Et puis de tout façon, qui vient ici à l'heure actuelle? Pas grand monde à mon avis...
Bref... Comme je l'ai dit un peu plus haut je suis à bout. Pourquoi? Simplement parce que rien, rien du tout ne va dans ma vie et quand je dis rien, c'est pas de la blague... Ca n'allait déjà pas bien fort depuis le début de cette année 2011, les fêtes de fin d'année avaient été assez houleuses, entre révisions, repas de famille et prise de tête avec un garçon qui s'était trompé sur mon compte. Je partais donc d'un mauvais pied... Tant bien que mal je passe mes partiels, plutôt bien que mal d'ailleurs, mon sentiment de réussite m'avait donné un petit coup de fouet et je réalisais que la vie n'était peut-être pas aussi merdique que ça. Entre temps j'ai fait la connaissance d'un garçon, je ne me faisais pas trop d'idée dessus, gentil, mignon... Mais ça s'arrêtait là. Et malheureusement le pire est arrivée, je me suis laissée emportée et je suis tombée amoureuse alors que je m'étais promis d'arrêter avec ça depuis mes malheurs qui remontent déjà à Juin. J'avais décidé de fermer mon coeur à double tour et de jeter la clé dans la Seine. Mais j'ai dû oublier une étape dans cette emprisonnement de mon palpitant et cette horrible sensation qu'on appelle l'amour m'a submergé. Parce que oui, il faut bien l'avouer qu'entre le moment où l'on tombe amoureux et le moment où l'on concrétise (ou pas d'ailleurs) il n'y a pas pire souffrance comme dirait Sam dans Love Actually "Plus grave que l'intolérable souffrance d'être amoureux ?". Enfin bref, durant cette période je passais de l'état euphorique "Je-vais-aller-chanter-Can't-Take-My-Eyes-Off-Of-You-sous-sa-fenêtre" à l'état diamétralement opposé maniacodépressif "Je-vais-sauter-sous-le-métro" mais rien de bien grave en fait.
Mon cauchemar a commencé le jour où j'ai eu les résultats de mes examens. Je ne m'attendais pas à avoir des notes extraordinaires mais au moins la moyenne. Et espérer ça fût ma plus grave erreur... Au final je me retrouve avec 8 de moyenne. Pas si grave me direz-vous mais pour moi c'était synonyme d'echec et d'abandon. Pourquoi? Parce que je suis déjà à ma deuxième première année et que de ne pas avoir un niveau correct à ce stade m'a fait comprendre une chose, je ne veux pas avoir ma licence en 8 ans. J'étais dans un état déplorable ce jour là. Au point de me mordre les lèvres dans le train pour contenir mes larmes. Une fois passé le seuil de ma porte ce n'est pas un torrent qui a jailli de mes yeux mais deux énormes geysers. Et a partir de ce jour j'ai l'impression que tout mon monde s'écroule sous mes pieds. Ce garçon a qui je pensais plaire s'est peu à peu éloigné de moi, j'ai passé le jour de mes 20 ans à me morfondre et à pleurer tout ce que je savais. La semaine suivante mon ordinateur me lâchait, fort heureusement un de mes amis âme charitable a réussi à le réparer. Et la goutte d'eau qui a fait déborder de le vase est arrivée lundi dernier...
Je devais voir une amie que je n'avais pas revu depuis le mois de Juin dernier, mon réveil sonne, comme à mon habitude je me laisse 5 minutes pour émerger... Pas le temps cette fois c'est mon téléphone qui a sonné, mon père. A sa voix j'ai bien senti que quelque chose n'allait pas, mais la conversation commence, il me demande si ça va, je lui dis que j'ai un début d'angine mais rien de bien méchant et là, il m'annonce le pire. Il m'annonce que mon oncle était décédé dans la nuit du dimanche au lundi. Mon coeur s'est tellement serré que j'ai cru qu'il allait exploser. J'ai donc annulé ma sortie, contre l'avis de mes parents, j'aurais dû sortir pour me changer les idées mais non, c'était impossible. Je voulais rester seule. On savait tous qu'il était malade, mais ces derniers temps il allait mieux et c'est arrivé d'un coup... Je voulais pas y croire. Alors je suis descendue à Toulon la semaine dernière pour les funérailles. Très difficile. Trop difficile. Encore maintenant j'ai l'impression d'avoir une brèche en moi. Je partais l'été chez mon oncle, voir mes cousins et sa femme. J'en garde des souvenirs qui me sont vraiment très chers et retourner dans cette maison alors qu'il n'était pas là c'était pas normal.
Aujourd'hui encore j'ai dû mal à me remettre de mes émotions, je ne dors plus la nuit, je ne vais plus en cours, je ne mange plus... J'ai vraiment l'impression que plus rien ne va. Je souffre du manque de présence de certaines personnes, j'aurais aimé être plus entourée et qu'on me dise que je ne suis pas seule. Rien que ça, ça m'aurait sûrement réconforté. Maintenant je suis blasée, fatiguée de tout ça, je n'ai plus envie de faire des efforts pour quoi que ce soit, moi, ou les gens qui m'entourent. Et pourtant je les aime, mais je n'ai plus de force.
Voilà j'ai terminé, avant de mettre le point final à ce poste et peut-être à ce blog je vous encourage à aller écouter November de Azure Ray. C'est une superbe chanson qui parle d'elle même.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire